« L’Épopée de la culture guinéenne » : deux jours pour revisiter l’histoire et transmettre la mémoire culturelle

Jean Batiste Williams et Isto Keira
Jean Batiste Williams et F. Isto Keira - Les 22 et 23 octobre 2026, le Musée national de Guinée accueillera un colloque consacré à l’histoire culturelle du pays, à ses figures marquantes et à la transmission de son patrimoine.

Les 22 et 23 octobre 2026, le Musée national de Guinée accueillera un colloque consacré à l’histoire culturelle du pays, à ses figures marquantes et à la transmission de son patrimoine. Initiée par Jean-Baptiste Williams et Fodéba Isto Keira, à travers Sélect Com, la rencontre entend documenter un héritage encore méconnu du grand public.

La culture guinéenne sera au centre des échanges les 22 et 23 octobre prochains à Conakry. Baptisé « L’Épopée de la culture guinéenne », ce colloque ambitionne de revenir sur les grandes étapes de l’histoire culturelle nationale et de mettre en lumière les artistes, les œuvres et les initiatives qui ont contribué à son rayonnement.

Le projet a été présenté à la presse ce lundi 12 octobre, au Musée national Sandervalia. Il est porté par Jean-Baptiste Williams, journaliste, animateur culturel, consultant et ancien directeur national de la Culture, et Fodéba Isto Keira, ancien ministre et opérateur culturel, à travers le label Sélect Com.

Pour les initiateurs, l’enjeu est de mieux documenter le patrimoine culturel guinéen et de transmettre aux jeunes générations les repères historiques nécessaires à sa compréhension.

« Nous avons pensé qu’il y a un déficit d’informations en matière de cheminement de cette brillante culture guinéenne », a déclaré Jean-Baptiste Williams, évoquant notamment la nécessité de mieux faire connaître les figures qui ont marqué l’histoire artistique du pays, dont Fodéba Keïta.

Le journaliste entend également revenir sur les origines de certaines expressions artistiques et musicales. Il a notamment annoncé vouloir évoquer la création du premier orchestre guinéen, qu’il situe en 1933, ainsi que les musiciens qui l’auraient composé. Ce repère historique reste à documenter pour en préciser le contexte et confirmer les noms des artistes concernés.

Au-delà de la musique, les discussions devraient porter sur la danse, les percussions, le cinéma et le patrimoine historique. L’objectif est de privilégier l’analyse, la documentation et le partage des connaissances plutôt qu’une programmation essentiellement festive.

« On fait plus le réflexionnel que le festif. On en a assez fait », a expliqué Jean-Baptiste Williams, résumant l’orientation qu’il souhaite donner à cette initiative.

À travers ce colloque, les organisateurs veulent ainsi contribuer à une meilleure connaissance de l’histoire culturelle guinéenne et encourager la transmission de cette mémoire collective aux générations futures.

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