Maintenir le carburant à 12 000 GNF : une facture de plusieurs milliards pour l’État

automobiliste tient le pistolet d’une pompe à essence
Automobiliste tient le pistolet d’une pompe à essence

Le gouvernement guinéen prévoit un effort budgétaire de 5 489,7 milliards de francs guinéens pour maintenir le prix des produits pétroliers à 12 000 GNF le litre en 2026. Présentée devant les députés dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, cette mesure vise à limiter les effets des fluctuations des prix de l’énergie sur les ménages et les entreprises.

Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, le samedi 24 octobre 2026, lors de la présentation du projet de loi de finances rectificative (PLFR), cet effort global comprend 4 576,7 milliards GNF de recettes auxquelles l’État renonce et 913 milliards GNF de provisions destinées au mécanisme de stabilisation des prix. 

Le maintien des prix, un choix budgétaire important

Face aux tensions géopolitiques, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et à la volatilité des prix de l’énergie, les autorités entendent préserver le prix du litre de carburant à 12 000 GNF. Cette politique vise à contenir les répercussions d’éventuelles hausses sur le coût des déplacements, du transport des marchandises et, plus largement, sur les dépenses des ménages.

D’après le ministère, l’effort consenti pour soutenir les prix des produits pétroliers représente près de 10 % des recettes fiscales prévues dans le projet de budget rectificatif. Cette enveloppe constitue ainsi un poste important des arbitrages budgétaires de l’État pour l’exercice 2026. 

Des arbitrages dans le budget rectificatif

La présentation du PLFR intervient dans un contexte de révision des priorités budgétaires. Le gouvernement prévoit notamment le report de certains investissements à 2027 et l’accélération de projets déjà engagés. Le déficit budgétaire prévisionnel est ramené à 2,01 % du produit intérieur brut, contre 2,07 % dans les prévisions initiales. 

Le projet de loi de finances rectificative doit encore suivre la procédure d’examen parlementaire. Selon le calendrier présenté à l’Assemblée nationale, les travaux d’examen doivent se poursuivre jusqu’au 7 novembre 2026. Les arbitrages définitifs dépendront de l’issue de cette procédure.

 

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