Rentrée scolaire : les syndicats maintiennent la pression, le gouvernement répond sur les 6 000 enseignants

Rentrée scolaire en Guinée
À l’approche de la rentrée du 5 octobre, l’Intersyndicale maintient la pression. Le gouvernement affirme que le recrutement de 6 000 enseignants prendra en compte les contractuels.

À moins de deux semaines de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre 2026, la tension reste vive dans le secteur éducatif guinéen. L’Intersyndicale de l’Éducation dénonce le retard dans l’application du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 3 janvier dernier. Au cœur du désaccord : le recrutement annoncé de 6 000 nouveaux enseignants.

Les syndicats réclament la priorité aux contractuels

Réunis lundi 21 septembre à Donka, les responsables du SLECG, du SNE et de la FSPE ont contesté le lancement du nouveau recrutement.

Les syndicats ne s’opposent pas au recrutement de nouveaux enseignants, mais estiment que le gouvernement doit d’abord respecter les engagements pris concernant les enseignants contractuels.

Selon l’Intersyndicale, environ 4 500 enseignants contractuels communaux non retenus lors du précédent recrutement, mais ayant déjà participé aux évaluations et exercé en classe, doivent bénéficier d’une priorité lors du prochain engagement.

Pour les responsables syndicaux, le lancement d’un nouveau processus sans règlement préalable de cette situation constitue une violation du protocole du 3 janvier.

« Nous observons aujourd’hui la violation flagrante de notre protocole d’accord », a notamment déclaré le président du SLECG, Aboubacar Soumah, lors de la conférence de presse du 21 septembre.

Le gouvernement assure que les contractuels seront pris en compte

Face à cette contestation, le gouvernement a apporté une précision importante ce mardi 22 septembre.

Les autorités affirment que le recrutement direct de 6 000 enseignants prendra en compte les engagements du protocole d’accord conclu avec les syndicats. Les enseignants contractuels figurent ainsi parmi les catégories concernées, aux côtés notamment des diplômés des établissements de formation agréés.

Cette clarification répond à l’une des principales préoccupations exprimées par l’Intersyndicale. Reste désormais à connaître les modalités concrètes de cette prise en compte et la place qui sera effectivement accordée aux contractuels déjà évalués.

Une rentrée toujours sous pression

Au-delà du recrutement, les syndicats réclament également l’application des autres engagements du protocole, notamment la régularisation de certaines situations administratives et salariales ainsi que la mise en œuvre des revalorisations prévues.

L’accord du 3 janvier avait notamment prévu une hausse progressive de la prime de préparation à 500 000 GNF et de la prime de craie à 500 000 GNF, ainsi que des indemnités de logement et de transport.

L’Intersyndicale maintient par ailleurs la pression et n’exclut pas une reprise de la contestation si les engagements ne sont pas effectivement respectés.

À 13 jours de la rentrée du 5 octobre, le dialogue entre les syndicats et le gouvernement reste donc déterminant pour éviter une nouvelle perturbation de l’année scolaire.

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